Forum inspiré de la saga d'Anne Robillard
 
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La rencontre d'un homme dépaysé et d'une consoeur esseulée [Daenerys]

CHEVALIER D'ÉMERAUDE
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Dim 19 Oct - 0:04
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Le temps. C'est la seule chose qui se mettait au travers de Kessler. Celui-ci étant de nature patient, il en était une tout autre histoire aujourd'hui. Pour ne pas dire que la journée passait rapidement, pour une des rares occasions, cette journée-ci s'éternisait d'une lenteur à exaspérer notre chevalier. Marabout? Peut être. De mauvaise humeur ? Certes. Tout cela avait commencé la veille. Le chevalier savait depuis un moment qu'il y aurait un bal masqué. Bordel, il n'y avait rien de pire pour lui. Oui c'était un homme qui aimait s'amuser. Mais là à se fondre dans la foule, s'imposer verbalement dans un lieu qui n'était pas chez soi ? Il y avait un sérieux problème. Pas qu'il n'aimait pas être entouré, mais Kessler a toujours été un solitaire. Pas endurci, cela va de soi. Il aime bien qu'il y ait des gens près de lui, mais ce n'est pas un grand bavard. Il a toujours préféré observer, écouter. Il parle quand il a quelque chose à dire, ou quand le moment l'exige.

Ceci n'était qu'un de ses nombreuses raisons de son emportement. L'autre était son habit. Kessler aime les choses simples. Un habit. Que pouvait il bien mettre ? Il n'y avait rien de simple à se vêtir pour une occasion comme tel. Un bal masqué. Le chevalier était consterné. Qui plus est, il devait porter un masque bien entendu. Rien de plus encombrant qu'un foutu masque. Il grogna intérieurement s'imaginant avec un masque. Ridicule, voilà ce à quoi il ressemblait. Cela faisait un moment qu'il était au courant pour cet événement. Et cela pris tout ce temps se trouver un complet. Surtout de dernière minute.

Ceci dit, lorsque le chevalier enfila sa tenu, il avança vers le miroir pour se contempler. Une vraie femme, certes, mais il devait tout de même regarder à quoi il ressemblait. Acceptable. Modeste il était. Pas qu'il avait un piètre estime de lui-même, mais il n'était pas du genre à être égocentrique non plus. Il fallut à Kessler un temps indéterminé pour se trouver cette tenue. Fort heureusement, la couturière du château de Calcedoine avait été fort patiente et une très bonne conseillère. Elle avait choisi un habit l'avantageant. Complet noir soyeux, chemise bleue saphir, cravate noire et soulier noir. Son masque était également noir, quelque peu imposant. Partant de son nez, il montait un peu plus haut de sa tête qui finissait dentelé. Il avait d'importants détails incrustés que l'on pouvait associer à un guerrier ou un dragon. C'était très masculin. Et tout ce noir, ce masque noir faisait ressortir vraiment la couleur de ses yeux, un bleu saphir, tout comme sa chemise. La seule couleur qui portait.

C'est ainsi qu'il s'avança vers les deux grandes portent d’où se tenait l'événement. Kessler était nerveux. Il espérait ne pas être trop habillé. Prenant son courage à deux mains, il pénétra dans la grande salle, puis son souffle de bloqua. Ce n'était pas son habit le problème. Il se fondait très bien dans la foule. Le problème était la salle. Le chevalier n'avait jamais entré dans un endroit comme tel. Si beau, si éblouissant d'une pureté à vous étourdir. Tout était d'argent et d'un turquoise. Deux couleurs fraiches représentant le royaume de Calcedoine. Tout était classe, chique, élégant et... riche. Tout pour faire sentir Kessler minuscule. Une fourmi parmi les géants. Cela explique bien comment il se sentait à l'instant.

Incertain, il s'avança encore plus profond dans la salle, se faufilant entre les gens s'y trouvant déjà. Tant de personnes, si bien habiller. Tous parlaient, dansaient. Chaud, Kessler avait si chaud. Peu de temps passer dans la salle, qu'il avait déjà l'envie de sortir et d'enlever son habit pour se retrouver qu'en pantalon et chemise ample. Et ses armes. Il se sentait si nu sans ses armes. Il aurait bien aimé en emporter une subtilement, mais il se ravisa. Il y avait des gens avec des pouvoirs magiques. Ils auraient pu la détecter. C'était d'une insouciance. Les chevaliers avaient subi de lourdes pertes pendant la bataille qu'il y avait eu il n'y a pas si longtemps. Ce soir, ils étaient à un bal, à s'amuser tel des innocents, sans arme. Bravo. Quoi faire si une autre attaque les prenait par surprise ?

Soupirant tout en serrant la mâchoire, Kessler tourna les talons pour persécuté une personne, plus petite que lui bien entendu. Il eut juste le temps de lâcher haut et fort - Bordel ! Et d'attraper cette personne avant qu'elle ne touche sol. Faut pas oublier que le chevalier était quand même imposant comme homme. Seul un homme de sa taille aurait pu être un peu bousculé. Mais dans l'élan qu'il s'était tourné, il ne pouvait que plaindre cette... femme. Hmm. Se ressaisissant, il redressa cette femme puis s'assurant qu'elle soit bien en équilibre sur ses deux jambes pour la lâcher. Kessler sonda la victime de son impatience pour s'assurer qu'elle n'était pas blessée. Peut être orgueilleusement, soit, mais physiquement elle semblait être idem. Le chevalier semblait la connaitre. Son aura lui était familière. Mais bon, il croisait tellement de gens en tant que chevalier. Impossible de dire ou il aurait pu la croiser. Toujours ses mains sur les bras de la jeune femme, il plongea son regard dans les yeux de celle-ci, juste une seconde, mais assez pour paraitre une éternité, puis réalisant qu'il ne l'avait pas lâché, il s'empressa de lui redonner sa liberté.

-Je heum... -se racle la gorge- Je suis sincèrement désolé. Pardonnez moi je vous pris pour ma maladresse. J'espère que vous m'en tiendrai pas rigueur.
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CHEVALIER D'ÉMERAUDE
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Dim 19 Oct - 18:12
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La rencontre d'un homme dépaysé et d'une consœur esseulée.

Ft. Kessler.
 
Je ne suis qu'une âme incomplète.



Enfin.
Enfin ce bal masqué que j'attendais avec impatience.
Le moment où je pourrais être moi-même, dissimulée sous un visage synthétique.

Cela faisait maintenant deux jours que j'étais arrivée dans le royaume de Calcédoine. Et ayant reçu il y a quelque temps à Émeraude la Missive du royaume, je ne pouvais qu'avoir déjà choisi ma tenue de soirée.
Une fine robe blanc grisé taillée dans une étoffe douce au toucher et confortable à porter, laissant deviner mes opulents attributs et mes douces formes délicieusement féminines. Descendue jusqu'au sol, pour cacher mes fins souliers dans le même ton. La robe ne détenait qu'une bretelle, divinement ciselée et sertie de quelques petits diamants, pour que le corps de sa propriétaire – moi-même, en l’occurrence – n'en soit que plus étincelant encore.
Pour le masque, pas trop de fioriture ; une masque d'origine blanc, peint avec soin par l'une des gouvernantes d'Émeraude il y a de cela sept jours. Je le lui avait demandé, car, ayant travaillé avec elle, je connaissais sa passion pour la peinture et la décoration. Et c'est avec plaisir, et confiance, que je lui ait offert le réceptacle de mes désirs. Les yeux y étaient découpés en amande, comme les Jadois. Il laissait entrevoir le nez et le bas du visage de celui ou celle qui le porterait. Pour les couleurs, rien de grandiose ; juste des teintes entre le blanc et le noir. Mais c'est comme ça que je l'aimais, ce masque. Il n'était ni trop exubérant, ni trop discret. Et de par ma carnation aussi pâle que de la porcelaine, ce masque et cette robe, allié à mon corps, donnait à cet ensemble une harmonie inimaginable. Je me regardais dans le miroir. Mes cheveux rosés descendaient en cascade sur cette harmonie, la rendant plus forte encore. J'étais belle. J'étais triomphale. J'étais comblée. Daenerys, cette Daenerys que je voyais dans le miroir, était tellement belle. Je ne serai certainement pas aussi belle que Sa Majesté Améthyste... Mais dans mon esprit, je l'étais.

Et à ce moment... Je pensais à cette chevelure blonde, à ces yeux opalins.
Sidyan.
Mon cher frère... Mon âme jumelle.. Il était beau, lui aussi... Lui aussi aurait pu faire partie de cette harmonie... Mais il n'est plus, par ma faute.

Le flashback s'arrêta. Je rouvris mes turquoises, sur l'harmonie féminine contenue dans ce miroir. Il était temps. Temps de présenter au monde Daenerys d'Émeraude, Harmonie parfaite.

Je quittai mes quartiers sans un bruit. L'on entendait déjà, dans le couloir, les fanfares et les musiques jouées par les bardes. Je me sentais un peu nue, bien que j'étais parfaitement couverte. Sidyana, ma fidèle épée, était restée dans ma chambre, tenant compagnie, à Gamma, Ypsilon et Eowyn. Il me manquait ce poids sur ma jambe gauche, mais en même temps, sans mon armure, j'étais si légère. Je comblais ce vide par cette harmonie. J'étais parfaite, avec et sans armes.

Me voici à présent devant la grande porte. Derrière se tenaient les festivités du mariage royal. Je me sentais tendue. Il était l'heure. L'heure de mettre le masque. Une chance, cette gouvernante, astucieuse, a placé des branches de monture sur les extrémités. Pas besoin de tissus qui ruinent la coiffure. Juste à passer les branches derrière les oreilles et le tour est joué !

Et après avoir dissimulé mon visage derrière ce masque, je demandais aux gardes de m'ouvrir la porte, me présentant comme Daenerys d'Émeraude, chevalier. Et les grandes portes s'ouvrirent sur une fête magistrale. Des bardes, des ménestrels, tous jouaient et dévoilaient leurs rares talents d'une qualité irréprochables. Ils avaient certainement été choisis pour cette qualité. Et j'aimais ces talents. Je buvais ces paroles. Je fredonnais tous ces chants. Je les aimais. J'aimais ce genre de choses.

J'avançais peu à peu, me mélangeant à cette cohue phénoménale. Chevaliers, villageois, gardes, royauté, beaucoup de peuple était amassé dans cette immense salle, faisant rapidement monter la température de la salle, ce qui contrastait avec la fraicheur de l'extérieur du château. J'étais un peu mal à l'aise avec toute cette foule. Trop de monde pour moi. Je me sentais oppressée et canalisée, moi qui avait besoin de libertés et d'espace. Les chevaliers d'Émeraude étaient peu, donc ça allait... Puis l'on s'entend tous bien... Mais là, tant de gens me sont inconnus.

J'avais chaud sous ce masque de plâtre fin. Il tenait chaud... J'avais chaud aussi sous cette robe. Je voulais déjà me dévêtir. L'idée d'être nue dans les bains de ce palais me fit étirer un sourire.

Bim.

Je me fis percuter assez violemment par une personne.

« Bordel ! »

Une voix. D'homme. Le même qui me fit basculer dans le vide. Un petite exclamation, faible, de surprise. Ma tête heurta le sol. Tout doux. Confortable. Ah, non. Ce n'était que sa main. Mais elle était douce. Une main d'homme. C'est agréable, tout compte fait. Seul Sidyan me touchait. Personne d'autre. Mais lui... Il me redressa. Et je pus plonger mon regard dans les deux fentes de son masque, celles remplies par deux magnifiques saphirs. Les yeux sont les fenêtres de l'âme. Il m'était familier. Un Chevalier, certainement. Oh, bon, un collègue.  Mais.. Il avait l'air quelque peu pressé. Son regard croisa le mien. Par respect, je déviai mes turquoises. C'était un homme, ainsi, il avait le droit à quelque supériorité comparé à moi. Ses mains me tenaient encore. J'étais debout, je n'allais plus tomber, mon cher. Je voulais le lui dire. Mais, en me relâchant, il me devança.

«Je heum...  Je suis sincèrement désolé. Pardonnez moi je vous prie pour ma maladresse. J'espère que vous m'en tiendrez pas rigueur. »

Je connaissais cette voix. Je le connaissais, ce chevalier. Mais non nom. Je ne m'en souvenais plus. Un nom du genre... Cutter, Casseur... Je ne sais vraiment plus. Mais sa gêne m'arracha un léger sourire silencieux. Et ma voix, posée, grave, se porta à ses oreilles.

«Non pas, vous n'avez point à vous excuser, mon cher. Vous êtes tout pardonné. En même temps, un chevalier ne peut pas vouloir du mal à qui que ce soit... N'est-il pas ?»

Je portai ma main à mes lèvres, poussant un très léger rire. Heureusement que mon faciès est quelque peu dissimulé par cette coquille, autrement il aurait vu que je riais... Peut-être un peu de lui.
Me calmant après quelques secondes, je repris mon sérieux, posant ma main droite, celle ornée d'une bague en or venant de mes effets personnels, au niveau de mon cœur, en courbant respectueusement la tête.

«Mais j'en oublie les bonnes manières, et je suppose que, malgré que nous soyons frère et sœur d'armes, vous ne connaissez pas tout le monde, ce qui est normal, puisque je ne connais presque personne moi-même... Je suis le chevalier Daenerys. Je me rappelle de vous, mais j'ai omis votre nom, malgré l'avoir entendue à maintes reprises. Pouvez-mous me le dévoiler, je vous prie ?»

J'espère ne pas trop en demander. A vrai dire, je ne parlais que très peu, et ma locution précédente me semblait ma foi un peu trop exubérante pour qu'elle soit naturelle, moi qui suis une grande solitaire. Aussi, mes paupières se clorent légèrement et mon sourire s'éteignit, me rendant mon faciès sérieux orné de son masque. me rendant mon Harmonie.


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CHEVALIER D'ÉMERAUDE
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Lun 20 Oct - 12:01
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Le chevalier se sentait coupable de la brusquerie qu'il avait démontré à cette jeune femme. Normalement, Kessler était un homme attentif et prudent. Cela le montrait tellement bien ! Il fulminait à l'intérieur de lui se maudissant, bien qu'il ne laissait rien paraitre. Mise a part qu' il s'était refermer comme une huitre. Pas qu'il était un gentlemen, loin de là. Ceci dit, Kessler était un homme bon, quoi que froid et distant, et ne voulant blesser personne, il avait bien échouer de ce côté.

Rien n'allait plus. Sa maladresse avait laisser place à un malaise. De moins, c'était le cas au chevalier. Il ne savait vraiment pas comment allait réagir cette femme. Tant de situation pouvait avoir lieu. Une furie ? Une rancunière ? Une indifférente ?  Une aimable ? Quel mot pouvait bien la décrire. Comment devait il se préparer ? Devait il se préparer à se faire attaquer par toute les sortes de situations ? Peut être s'en faisait il tout simplement pour un rien ? Le temps semblait s'être figer. Pour le faire languir ? Pour le punir ? Il y a tant de chose qu'il se demandait. Et surtout, pourquoi avait elle dévier son regard ? Kessler fronça les sourcils. Il allait surement le savoir d'ici peu de temps.

Après un court moment qui lui avait paru une éternité, elle ouvrit finalement la bouche. Cette voix. Elle lui semblait familière.

«Non pas, vous n'avez point à vous excuser, mon cher. Vous êtes tout pardonné. En même temps, un chevalier ne peut pas vouloir du mal à qui que ce soit... N'est-il pas ?»

Pendant qu'elle parlait, Kessler posa son regard sur son visage pour essayer de la replacer. Lui, un chevalier ? Elle savait donc qui il était. Kessler ne connaissait presque personne. Elle devait donc être une consoeur. C'était la seule raison logique. À moins qu'elle devait posséder de grand pouvoir. Mais pourtant en l'ayant sonder plus tard, elle n'avait émaner rien de puissant. En faite, Kessler se sentait idiot. Mais ou avait-il la tête ? Lâchant un juron à vois basse sans s'en rendre compte, il était déçu contre lui même de ne pas avoir réalisé que s'était sa soeur d'arme.

- Eeeh... Hmm. Kessler n'était pas du même avis de sa soeur. Devait il lui dire son opinion sur la chose ? Ou prendra-t-elle cela comme une offense ? Pas parce qu'il était un chevalier que cela faisait de lui un homme bon. Le penser ferait que démontré que la personne était naive. Et pourtant.. elle ne semblait l'être. Kessler était d'avis que le titre d'une personne ne la définissait pas nécessairement. Qu'est-ce un titre ? Un moyen employé pour classer les gens ? Peu importe ce qu'il pensait. Il avait voulu le lui dire, mais il laissa tomber, qui plus est, elle n'avait pas attendu et avait poursuivit dans sa lancer.

«Mais j'en oublie les bonnes manières, et je suppose que, malgré que nous soyons frère et sœur d'armes, vous ne connaissez pas tout le monde, ce qui est normal, puisque je ne connais presque personne moi-même... Je suis le chevalier Daenerys. Je me rappelle de vous, mais j'ai omis votre nom, malgré l'avoir entendue à maintes reprises. Pouvez-mous me le dévoiler, je vous prie ?»

Daenerys. C'était dont ça son nom. Kessler ne se rappelait même pas de l'avoir entendu une fois.

-Kessler. Mon nom est Kessler. (Le chevalier inclina la tête pour la saluer poliment) Et s'il vous plait, ne me priez pas si vous voulez me demander quelque chose. Vous en avez tous les droits.

Le chevalier se détendit un peu. Il se permit d'être distrait un instant pour promener ses yeux saphirs sur sa soeur d'arme. Non pas que ce geste soit indécent, il ne faisait que l'analyser. Regarde ce qu'elle portait. Kessler n'avait pas eu le temps encore de la regarder dans son ensemble. Maintenant qu'il en avait le temps, il ne pouvait qu'en avoir le souffle couper. Ne pas l'avoir bousculé, il l'aurait probablement, non surement, remarqué. Sa robe était si simple, mais si élégante et avantageuse. Il aimait la couleur de celle ci. Elle était couverte, mais pas trop. Juste assez pour laissez les hommes, comme Kessler, la désirer. Oui bon, il était peut être chevalier, mais avant tout un homme. Sa peau était parfaite, scintillante et pâle comme la porcelaine.

Tout à l’opposé du chevalier qui lui avait la peau basané. Bien que cela ne pouvait pas être vu. Tout son corps était recouvert. Il n'y avait que ses mains et le bas de son visage qui étaient à découvert. Un bas de visage avec une barbe de deux trois jours. Assez pour faire masculin, sans être trop mal propre.
Et puis quoi dire de ses yeux turquoises. Kessler ne voulait plus la quitter des yeux. Il y resta même plonger un moment. Il ne pensa pas un instant que cela pouvait offenser sa consoeur. Il espérait même qu'elle ne dévia pas le regard cette fois ci. Mais c'est lui même qui ferma les yeux pour respirer un bon coup. Puis, il s’avança déterminé vers Daenerys. Il ne s'arrêta qu'a quelques millimètre d'elle. Assez près pour sentir sa chaleur, mais pas assez pour la toucher. Disons qu'une seule feuille de papier en épaisseur les séparait. Il pencha sa tête au niveau de ses oreilles, puis s'adressa à elle en parlant doucement.

-Je ne sais pas si c'est moi, mais il fait d'une chaleur ici. Mais puisque nous sommes ici pour nous amuser, je vous propose trois idées qui me passe par la tête présentement. Je vous offre un verre, je vous demande une danse ou nous allons prendre l'air. Pour me faire pardonner, je vais me plier a votre volonté.

Puis il espérait vraiment qu'elle prenne une décision rapide. Parce que si ce n'était que de lui, il oserait toucher sa robe étincelante et sa peau satiné. Comme je vous disais, il n'est pas un gentlemen, et c'est un homme. Mais il resta poli, puis se redressa un peu en restant tout près, pour poser son regard persan dans ses yeux turquoises.
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CHEVALIER D'ÉMERAUDE
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Lun 20 Oct - 18:13
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Ft. Kessler.
 
Il dévisage l'Harmonie, pour tenter d'en faire partie.



«Kessler. Mon nom est Kessler.  Et s'il vous plait, ne me priez pas si vous voulez me demander quelque chose. Vous en avez tous les droits.»

Comme je l'aimais ce chant d'homme. Un chant doux, mais puissant et protecteur. Sidyan avait le même. J'aimais l'écouter me raconter ses journées à la ferme, à travailler la terre et s'occuper des cheptels. Juste pour cette voix. Parle-moi, Kessler. Parle-moi encore. Jusqu'à ce que cette pomme d'Adam pourrisse. Parle-moi jusqu'à ce que ton flot soit sec. Parle-moi.

J'étais à l'heure actuelle bien plus occupée par le flot de paroles s'écoulant de ses lèvres que par la fête. Je fixais ses saphirs de mes turquoises, comme irrésistiblement attirée par ces deux pierres précieuses ancrées dans son visage... Et dans ce masque. Est-il aussi beau que ces saphirs qu'il me montre.. ? Pourrai-je encore le voir, mais sans son masque ? Pourrai-je … Le toucher ?

Ses saphirs quittèrent mes yeux, pour se poser sur mon corps. Il était... Assez obsédant, ce regard. J'étais gênée, malgré que l'albâtre de ma peau ne le laisse pas paraître.. Mais j'étais en même temps satisfaite. Mon Harmonie était visible. Un connaisseur s'intéressait à cette tenue, à l'ensemble qu'elle formait, au tout que je formais avec elle. Un léger sourire triomphal se dessinait sur mes lippes fines,  alors que je laissais à mon tour mes fenêtres de l'âme suivre ses formes viriles, mon imagination entrevoir le visage de cet homme, et certaines images assez éloquentes. Oh oui, je ne le cache pas, voir un homme dans son habit le plus simple me tentait, souvent. Mais chaque fois que j'imaginais un corps, celui-ci n'avait pas de visage. Aujourd'hui, il porte un masque sur son faciès. Un masque noir, dentelé, remontant. Un air guerrier, un air... Sauvage et dominant.Il était beau, son masque. Ils étaient beaux, ses habits. Lui aussi avait trouvé une certaine harmonie. Ce n'est pas une harmonie à mon goût... Mais elle lui allait si bien.

Je ne détachais plus mon regard de son attifement, glissant ma lèvre en proie à mes dents. Geste que je faisais instinctivement lorsque quelque chose m'intrigue ou m'intéresse. C'était actuellement le deuxième cas. Ce chevalier – Kessler, j'étais pas loin lors de ma devinette – était intéressant. Tout en lui me plaisait. J'aimais sa voix. J'aimais ses yeux. J'aimais sa taille. J'aimais ses mains. J'aimais cette Harmonie qui faisait de lui le chevalier Kessler d'Émeraude... Et à l'heure actuelle... Kessler, l'harmonie complétant la mienne. Le Yang de mon Yin. Le noir de mon blanc. Mon pendant. Aux yeux d'incultes, nous aurions pu paraître différents. Totalement inapproprié l'un à l'autre. Mais en réalité, nous nous emboîtons. Nous formons chacun une moitié de ce Tout. Nous ne pouvons pas nous nourrir d'une seule moitié. Nous avons besoin de ce Tout. Nous sommes deux entités faites pour se rencontrer. Pour fusionner.

Telles étaient mes pensées, alors que sa voix revint bercer mes tympans de leur requiem reposant.

«Je ne sais pas si c'est moi, mais il fait d'une chaleur ici. Mais puisque nous sommes ici pour nous amuser, je vous propose trois idées qui me passe par la tête présentement. Je vous offre un verre, je vous demande une danse ou nous allons prendre l'air. Pour me faire pardonner, je vais me plier a votre volonté. »

Il m'invitait. Réellement. Il me demandait de prendre une décision. Il me demandait de lui donner un ordre. Je n'aime pas jouer les chefs, Kessler... Je veux que ce que je choisirai vous fasse plaisir..

Une idée retint mon attention. Sortir d'ici. Aller dehors. Au frais.... Être seuls. Lui. Moi. La lune pour seule témoin. Quelle belle idée. De plus, peut-être pourrions-nous nous dévoiler l'un à l'autre, ainsi intimes..
Mes mains se posèrent contre son torse, me servant d'appui pour me hisser sur la pointe des pieds, afin que ma voix ne soit pas étouffée par le tumulte de la foule et des bardes.

«L'une des idées évoquées est ma foi tentante... Allons prendre l'air, Kessler. La foule m'étouffe et ne va pas tarder à me rendre folle. Et l'idée de me retrouver seule avec vous... Est ma foi fort plaisante. Allons-y.»

Et ma main se glissa dans la sienne. En un bref sourire, je le tirai à ma suite, avant de sortir. Ne me retournant qu'une fois les grandes portes menant à la cour passées.

Il ne neigeait pas. Et la Lune se reflétait sur mon harmonie, ne faisant que la renforcer. Mes yeux brillaient, ma peau scintillait, les diamants reflétaient. Je devenais plus harmonieuse sous l'oeil unique de la nuit.

Mes turquoises se posèrent sur lui, alors que mes mains retiraient le masque qui voilait mon faciès. Mes cheveux retombèrent en cascade jusqu'au fessier, et voletèrent très légèrement au gré de la faible brise. Un faible sourire, avant de reprendre la parole, un sourire ornant toujours mon visage.

«Puis-je moi aussi, contempler le visage caché par cette Harmonie ?» murmurai-je, alors que mes mains vinrent encadrer sa mâchoire masculine, ornée d'un manteau pileux datant de peu de jours récents.

Allai-je enfin découvrir le visage de Kessler d'Émeraude, le pendant de mon être ?


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CHEVALIER D'ÉMERAUDE
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Mar 21 Oct - 13:55
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Allait-elle prendre une décision ? Rapidement ? Bien qu'il était énervé, sa respiration était tout de même calme et régulière. Tout au contraire de son coeur. Comment pouvait-il l'être ? Cela faisait très longtemps qu'il n'avait pas été près d'une femme comme tel. Et puis cette habit ; cette robe au tissu fin, délicat qui dévoilait ses épaules, ses bras, son cou. Cette femme si délicate a ses yeux -bien qu'il ne doutait pas qu'elle soit une redoutable combattante- avec ses long cheveux clairs qui équilibrait très bien avec sa peau de porcelaine satiné et ses yeux qui étincelaient la pureté de son âme.

Quoi dire de son odeur ? Ce léger parfum qui avait éveiller les sens du chevalier. Si doux. Un parfum si doux. Kessler voulait se pencher de nouveau la sentir.  Et ses lèvres. Si invitantes. Ne te mord pas la lèvre ainsi. Cela ne fit qu'empirer le rythme cardiaque du chevalier. Il avait chaud. Il voulait sortir se changer les idées. Il fallait qu'il sorte. Finalement, c'était une mauvaise idée cette danse. Daenerys devait choisir de prendre un verre ou aller à l'extérieur. Quoi que rendu ou il en était, il avait fort a parier que peu importe son choix, il l’emmenait dehors. L'air frais lui serait d'un secours indispensable pour le moment.

Mais que lui prenait-il ? Lui qui était capable de garder son calme. Avait-elle un pouvoir qui pouvait modifier son comportement, ses émotions, ses pensées ? Tant de questions et d'incompréhension. Mais ses pensées furent troublées de nouveau par cette femme. Posant ses mains bien à plat sur sa poitrine -Reste calme, reste calme se disait il pour lui même- elle se redressa sur la pointe de ses pieds pour avoir une meilleur porter pour mieux se faire entendre. Ne t'approche pas ainsi. Tes lèvres sont si près des siennes. Jouait-elle avec lui ? Peut être qu'elle le lisait comme un livre ouvert et qu'elle se moquait de lui. Si c'est le cas, ce jeu peu être dans les deux sens.

«L'une des idées évoquées est ma foi tentante... Allons prendre l'air, Kessler. La foule m'étouffe et ne va pas tarder à me rendre folle. Et l'idée de me retrouver seule avec vous... Est ma foi fort plaisante. Allons-y.»

Daenerys pris Kessler par la main et le traina avec elle dans son élan pour sortir de cette salle. Il ne lui en voulait pas. Il comprenait très bien son envie de sortir. Trop bien même. Qui plus est, il en était heureux. Vite.. fallait qu'il sorte. Mais cette main qui la tenait. Du moins, la main qu'il tenait parce qu'il englobait très bien la sienne. Kessler n'avait pas eu tord. Elle était douce cette main. Douce est fraiche. Était-ce une bonne idée à l'extérieur ? Il neigeait pas, mais c'était frais. Ils étaient quand même bien à Calcedoine.

Sa consoeur savait très bien ou elle allait. Bien alaise a se frayer un chemin dans la foule. Tant cela pouvait être facile pour elle, Kessler lui devait tout faire pour ne pas bousculer personne par sa taille imposante. Son chemin s'en suivit pas quelques pas de danse afin d'éviter cette foule, mais parvint tout de même a sortir sans dommage et avec un peu soit il de subtilité.

Une fois à l'extérieur, ils s'arrêtèrent et Daenerys se tourna vers lui. À la lueur de la lune qui se posait sur elle, sa soeur d'arme ne pouvait qu'être encore plus resplendissante. Elle brillait littéralement sous les rayons de la lune. Elle était tel.... une étoile. Éblouissante. Une pureté qui fit froncé les sourcils du chevalier. Une pureté qui se dévoila davantage en enlevant son masque. Il pouvait finalement la voir dans sa totalité. Elle sourit. Maudit soit elle. Daenerys devait surement savoir qu'elle effet qu'elle avait sur lui. Il mit sa sur la faute d'un quelconque pouvoir. Peut être lui démontra-t-elle en quoi consistait son pouvoir? Faire ses preuves ? Non il en doutait. Kessler resta cependant de marbre, ne sachant pas comment réagir. Il était aller dehors en toute hâte, mais l'air frais avait en rien changer son emportement.

Kessler se laissa faire lorsqu'elle posa ses mains sur le bas de son visage, mais ses yeux étaient alors posés dans les siens et soutenaient son regard. «Puis-je moi aussi, contempler le visage caché par cette Harmonie ?» Le chevalier sourit et acquiesça de la tête, lui donnant la permission de le lui enlever. Elle devait probablement vouloir lui enlever elle même, ses mains étaient tout près, comme si elle avait anticiper son accord. Ou elle ne lui donnait tout simplement pas le choix. Kessler était un dominant. Normalement. Mais cette femme le bouleversait et aimait bien son cran.

Son masque enlever, le chevalier se sentit libre, soulager d'un poids. Ce masque. Il espérait ne plus en porter. Un poids en moins puisque les mains de Daenerys n'étaient plus sur lui. Il put finalement respirer. L'air frais de Calcedoine emplit ses poumons pour en sortir dans une petite vapeur. Quittant les yeux de sa soeur d'arme, il regarda un moment autour de lui à la recherche de quelque chose. Lorsqu'il trouva, il prit à son tour sa main puis l'emmena sans ménagement vers ce lieu qui semblait désert. Un poste de garde.  C'était une petite cabine mal isolé, mais il semblait y avoir un petit feu pour garder le soldat au chaud.

Arrivé a la porte ce celui-ci, il l'ouvrit à la surprise du soldat qui s'y trouvait. Ne lâchant pas la main de Daenerys, il chuchota quelque chose que seul le garde pouvait entendre et celui ci acquiesça avant de sortir et s'en aller en direction du château.  Enfin seul il lâcha la main de la femme qui le troublait encore et encore pour une raison qu'il ignorait. Mais il se tourna vers elle, sérieux. Il enleva son veston en la tenant de sa main gauche, puis d'un pas, pas menaçant, mais déterminé, s'avança dans la direction de la chevalière jusqu'à ce qu'elle soit pris entre un mur et lui même. Il l'emprisonna entre ses deux bras, mains posées a plat sur le mur derrière sa longues chevelures.

Extrêmement près de son visage, il parla d'une voix rauque.

- Je vais me permettre d'être honnête avec vous, puisque je ne désire en aucun cas vous offenser. Ne jouer pas avec vos charmes féminins, j'ai peine et misère à me retenir, si vous comprenez ou je veux en venir. Chevalier ou non, je reste un homme et vous... Kessler promena son regard envieux sur son corps puis reposa ses saphirs dans ses tursquoise, être très séduisante.

Le chevalier resta ainsi, mais regarda autour de lui. L'endroit était simple, fait de bois, très rustique. Juste assez grand pour y avoir une banc de bois fait sur la largeur pouvant y accueillir quatre cinq personnes et un petit feu au centre. L'endroit fera l'affaire. Ils étaient seuls, et en sécurité du vent froid à l'extérieur.

Retournant son regard sur cette si petite personne devant lui, il se redressa et décolla Daenerys du mur. Il se dépêcha d'enlever ses mains de sa peau nu pour lui mettre son veston sur ses épaules.

-Tenez, gardez cela pour votre bien et la mienne.

Mettant ses mains sans ses poches, il valait mieux, qui sait ce que ses mains pourraient faire contre sa volonté. À une distance raisonnable, il prit place sur le banc et regarda le feu un moment. Mieux vaut se bruler les pupilles par la chaleur de ce feu, que par cette satané femme qui attirait le chevalier comme un aimant.
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Mar 21 Oct - 16:48
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La rencontre d'un homme dépaysé et d'une consœur esseulée.

Ft. Kessler.
 
Les pierres précieuses scintillent face à la lumière, à la vérité, ou à la lumière de la vérité.



Enfin. Enfin, j'allais voir le visage de ce chevalier. J'allais pouvoir m'abreuver dans l'océan contenu dans ses yeux. Bien mieux encore que dans ces vulgaires flaques que formaient son masque.

Mon cœur battait à la chamade. J'avais hâte de pouvoir enfin m'éblouir de sa présence, bien plus que lorsque nous étions dans la salle. Parce que maintenant... Nous sommes dehors. Nous sommes seuls. Juste lui et moi. Et il est si beau... Et je veux en voir encore plus.

Mes mains glissèrent sur le bout de leurs doigts, alors que je laissai mon sourire s'étirer sur mes lèvres. Se posant sur le bord de son masque, je le lui relevai, avant de le lui ôter, une bonne fois pour toutes.
Il est tellement beau. Ses saphirs m'éblouissaient, et son visage révélait des traits fins, mais masculins. L'arrête de son nez est peu marquée, mais j'aimais ce tout que formait son visage. J'aimais cette Harmonie qu'il était. Peut-être même étais-je en train de tomber... Sous son charme. En même temps... Je ne pouvais pas résister au charme d'un homme si attirant.

Ma lippe inférieure était en proie à une rangée de dents également taillées. J'étais impatiente, et intriguée. Qu'allait-il faire ? Qu'allions-nous faire.. ? Je n'avais aucune idée des actions à exécuter lorsque j'étais seule avec un homme. Du moins... Avec un autre que mon frère.

Kessler semblait pensif. A ce moment précis, j'aurais aimé entrer dans ses pensées, et savoir exactement quel était l'objet de ses réflexions intenses. Sa tête cherchait à droite, à gauche. Il avait perdu quelque chose ? Pourquoi ne lui demandait-il pas de l'aide pour le trouver ?
A peine eus-je le temps de me perdre également dans mes pensées que sa main s'empara de la mienne. Il avait les mains chaudes. Ma carnation de porcelaine ne me permettait pas d'être aussi chaud que lui. Je l'enviais, intérieurement. Mais pas vraiment le temps de s'apitoyer sur ça. Il m'emmena, d'un pas très rapide - tellement que malgré mes jambes élancées, je courrais presque derrière en maintenant ma robe – vers une petite cabane isolée. Un poste de garde ? Vraiment ? Il ne semblait y avoir personne à l'intérieur, aucune personne pour contrôler le feu qui brûlait à l'intérieur.

Euh... En fait, si, il y avait quelqu'un. Un garde, surpris par le manque de discrétion de Kessler, lorsque celui-ci ouvrit la porte. Il s'adressa au garde ayant frôlé la crise cardiaque en chuchotant, tellement bas que je n'entendis absolument rien. Compréhensif, le soldat s'éloigna, referma la porte et partit en direction du château. Nous voilà désormais seuls, et rien pour nous déranger.

Et mon cœur qui battait encore puissamment. Sa main me lâcha. Non.. Ne me lâche pas, Kessler, je t'en supplie... Laisse cette main autour de la mienne.. J'avais peur, mais en même temps, sa présence m'apaisait.

Il se tourna vers moi. Un regard non pas méfiant, ou furieux... Mais droit et sérieux. Ses pas se dirigèrent vers moi. Mon cœur battait de plus en plus fort. Je me sentais mal à l'aise. Mais d'un autre côté... Je n'attendais que ça. Je ne voulais que sa présence contre moi, ses mains, ses lèvres. Il retira son veston, et s'approchait tellement que j'en reculais, peu à peu. Mais qu'allait-il me faire... Qu'allait-il tenter ? Le chevalier m'accula au mur. Mon regard se planta dans le sien, mitigé entre l'envie et la peur. J'avalais ma salive, avant de me re-mordiller encore cette lèvre, qui allait finir par saigner si je n'arrêtais pas de la malmener séance tenante. Ses bras m'encadrèrent, m'empêchant de me défiler ou de m'enfuir. Un petit hoquet de surprise, mes mains se rabattant contre ma poitrine et mon cœur.

Sa voix se porta à mes oreilles. Une voix rauque, mais puissante à en ébranler cette résistance que j'avais construit au fil du temps.

«Je vais me permettre d'être honnête avec vous, puisque je ne désire en aucun cas vous offenser. Ne jouez pas avec vos charmes féminins, j'ai peine et misère à me retenir, si vous comprenez ou je veux en venir. Chevalier ou non, je reste un homme et vous... Êtes très séduisante. »

Kessler... Il met en valeur ma beauté. Mon harmonie. Il apprécie vraiment mon être.. Au point tel qu'il ne veut pas me blesser, me profaner ou me souiller... Il est tellement doux... Malgré que son message soit quelque peu fort, il est prévoyant envers moi, comme s'il avait, en soi, peur de me perdre...
Mais jamais il ne me perdra.

Mes yeux étaient plongés dans les siens, avant qu'il ne dévie son regard, découvrant le lieu dans lequel il nous avait emmené. Je l'imitai, en découvrant de l'intérieur cette bicoque de bois. Très simpliste, il rappelait qu'il n'était pas un lieu de résidence permanente, par l'absence de meubles. Seuls un banc sur l'un des murs, et un petit feu au centre, relevait des traces humaines.

Kessler retourna son regard vers moi. Je fis de même. Nos yeux se cherchaient. Mais il mit fin à ce contact en se redressant, me replaçant droite. J'étais perdue. Que voulait-il réellement ? D'un côté, il semblait attiré, mais de l'autre, il semblait renfrogné... Pourquoi ne tentait-il rien.. ?

C'est un peu blessée que mes turquoises se redressèrent vers lui, alors qu'il me déposa son veston sur mes épaules. Il est vrai que malgré le feu, ma peau demeurait fraîche.

Quelques mots, et il reprit place devant le feu, assis sur le banc en face. J'étais réellement déstabilisée. Cet homme m'attirait, inéluctablement. Il avait l'air d'être en même emprise avec moi. Mais alors pourquoi n'arrivons-nous à rien ? Pourquoi, nous qui semblions si proches il n'y a même pas une dizaine de minutes, sommes-nous désormais si loin l'un de l'autre.. ?

Je devais en avoir le cœur net. Redevenant sérieuse, je m'avançai, jusqu'à être face à lui. Mes yeux revinrent chercher les siens pendant que mes doigts vinrent caresser son menton, l'incitant à le redresser. Ce visage... Qu'il est beau.
Mon autre main prit la veste qu'il avait posée sur mes épaules, pour soigneusement la poser à côté de lui, sur ce même banc.
Refermant les yeux, je vint doucement déposer un baiser sur sa joue, humant par la même occasion ce parfum viril et masculin qui m'enivrait depuis que nous nous sommes rapprochés.

Mon visage resta proche du sien, de la même manière qu'il avait mené ce dernier quelques minutes auparavant. Alors que je lui susurrait, d'une voix tendre, qui ne se voulait pas enivrante... Juste sincère.

- «Kessler. Ne croyez pas que j'use d'un quelconque pouvoir sur vous. En me sondant, vous devriez bien vous rendre compte que j'en suis incapable. De plus, je ne vois pas en quoi un pouvoir de ce genre peut-être utile. Si nous sommes attirés par quelqu'un, pas besoin de pouvoir pour se rendre jusqu'à cette personne... Et c'est ce qui nous est arrivé ce soir. Sans pouvoirs, nous nous sommes trouvés. Nous nous sommes rapprochés. Je ne vous forcerai pas à quoi que ce soit. Et encore moins... A vous retenir.»

Je prit l'une de ses mains, lui intimant de se relever. Mes bras passèrent autour de sa nuque,  alors que le bout de mon nez se faufilait entre ses mèches de cheveux, respirant son parfum. Mes yeux se fermant, j'entrevoyais toujours ce corps, dans son plus simple habit... Mais le visage... Il y avait son visage dessus. Ses saphirs. Ses cheveux soyeux. Était-ce lui qui hantait mes désirs les plus obscènes, mes fantasmes les plus irréels.. ?

- «Kessler... Croyez-vous que vous êtes la seule victime des charmes de l'autre..?» Murmurai-je, doucement, d'une voix douce, plus caressante qu'aguichante.

Il n'y a pas trente-six moyens de le savoir.


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Mer 22 Oct - 11:46
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Les mains dans les poches. La ou devait se trouver ses mains, là et nul part d'autre. Non sur sa peau. Il voulait toucher cette peau. Cette peau qu'il venait tout juste de toucher avant de la couvrir de son veston. Ce fichu bal, ces robes élégantes, CETTE robe. La robe de Daenerys. Pourquoi fallait-il qu'il tombe sur elle. Elle qui aurait remarqué aisément parmi une foule compacte. La testostérone dans le tapis. Il avait chaud. Ce feu, pourquoi était il là déjà ? Ah oui, le froid.

D'un geste machinalement, il mena sa main droite au noeud de sa cravate puis la desserra pour se libéré le cou. Il avait de la difficulté a respirer. Quoi que, cela semblait s'être amélioré. Elle n'était pas à côté de lui. Et Kessler regardait le feu. Il fallait continuer comme cela. Tout irait bien. Regarder le feu, garder ses mains dans ses poches. Reprend toi Kessler, se répétait il pour lui même.

Fermant les yeux, il espérait vraiment réussir à calmer ses nerfs. Respirer un bon coup, méditation, méditation. Bordel. Pourquoi fallait-il que son visage apparaisse devant ses paupières closes ? Ferme les yeux encore plus fort, plus serrer. Elle est encore la. Mais pas que son visage. Son corps entier. Son corps au courbe invitante. Aguichante. Cette femme qui se mord la lèvre, encore et encore. Par deux fois. C'était si réel qu'il pouvait la sentir près. Non. Ce n'était pas une sensation. Elle l'était,... tout près.

Kessler ouvra les yeux. Bordel de merde ! Elle était bien là. Debout devant lui. Proche. Beaucoup trop proche. C'était dangereux. Sérieuse. Daenerys était sérieuse. Avait-il fait quelque chose pour la rendre dans cet état ? Quel question ridicule. Sa soeur d'arme posa une main sous le menton du chevalier. Son coeur se contracta un instant lui donnant un point. De son autre main, Daenerys enleva le veston qu'il avait poser, pour quelques raisons, et le déposa à côté de lui.

Quand celle ci se pencha vers Kessler, le chevalier serra sa mâchoire alerté par ses intentions. Qu'allait elle faire. Non. Ne t'approche pas ainsi de nouveau. Reste loin... reste très loin, sa résistance se déchirant un peu plus. Lorsqu'elle posa ses lèvres sur sa joue, Kessler ferma les yeux et serra encore plus ses mâchoires. Ces lèvres, sur sa joue. Tout près de ses lèvres.


- «Kessler. Ne croyez pas que j'use d'un quelconque pouvoir sur vous. En me sondant, vous devriez bien vous rendre compte que j'en suis incapable. De plus, je ne vois pas en quoi un pouvoir de ce genre peut-être utile. Si nous sommes attirés par quelqu'un, pas besoin de pouvoir pour se rendre jusqu'à cette personne... Et c'est ce qui nous est arrivé ce soir. Sans pouvoirs, nous nous sommes trouvés. Nous nous sommes rapprochés. Je ne vous forcerai pas à quoi que ce soit. Et encore moins... A vous retenir.»

Se retenir ? Ne le forcera pas ? Kessler était désorienté un instant. C'était lui qui se démenait corps et âme afin de ne pas se laisser emporter et prendre cette femme pour la faire crier son nom. Son contrôle était maintenant plus qu'une fine couche le séparant de sa soeur d'arme. Il ne se pouvait plus. Pourquoi avait il si chaud. Il porta sa main droite sur sa nuque et fut surpris de ne trouver aucune transpiration. Comment ? Ce n'est pas son corps qui avait chaud. Son sang. Son sang bouillait en lui.

Que pouvait il bien répondre. Il ne le pouvait pas. Kessler était en transe. Il se laissa emporter par le courant. Par le charme de Daenerys. Il se leva à sa demande. Lui qui l'avait regarde de bas, il la regardait maintenant de haut. Son visage pencher vers elle. Si près. Daenerys enlaça le cou de Kessler de ses deux bras. Lorsque celle ci de leva sur la pointe des pieds, puis enfouit son nez dans son cou, sa chevelure tout en murmurant son nom, Kessler. La résistance du chevalier se brisa entièrement. En un mélange de soupire et de plainte, non douloureuse mais déchirer entre son envie et son devoir.

Sa respiration si calme auparavant, elle avait bien changé. Irrégulière, rapide et fort. Kessler respira fort dans l'oreille de cette étoile. Son souffle était chaud dans son cou frais. Hésitantes, ses mains se posèrent sur ses côtes. Délicatement. Kessler déposa son front sur celui de Daenerys. Resta ainsi un petit moment pour doucement, tranquillement approcher ses lèvres des siennes. Toujours hésitant, déchirer entre son coeur et sa raison. Lorsque ces lèvres se touchèrent, le temps arrêta. Plus aucun bruit. Plus rien. Ses lèvres étaient si douce. Si bonne. Un simple baiser qui devint rapidement fiévreux.

Quittant contre sa volonté les lèvres si chaude, humide et bonne, il prit le visage de Daenerys entre ses mains et plongea son regard saphir dans ses turquoises. Un regard saphir qui avait légèrement changer de teinte. Plus sombre plus lustré de désir. Ils étaient profond, et ne demandait qu'une seule chose. Elle.

Enivrer par cette femme, son aura, sa beauté, sa pureté, son corps, son odeur. Attirer comme un aimant, il porta ses lèvres de nouveau sur les siennes, moins délicatement cette fois ci. Son baiser devint plus insistant, plus profond, plus intime. Tout en continuant de l'embrasser, comme si cela faisait une éternité qu'il la connaissait et que pendant tout ce temps il l'a désiré, il lâcha le visage de sa douce pour les porter au bassin de Daenerys. La prenant fermemant, il la coller sur lui. Leurs corps ne faisaient qu'un.

Sa respiration maintenant incontrôlée, résistance plus que vapeur, il ne peu se retenir plus longtemps. Il porta ses mains masculine et chaude sur ses cuisses, puis remonta en levant par le même fait, sa robe, si belle mais si gênante maintenant. Puis sans attendre, Kessler prit Daenerys par le derrière de ses cuisses pour la soulever et entourer sa taille de ses jambes élancés, si doux.

Tout en la tenant, il avança jusqu'à ce que le corps de cette femme irrésistible se plaque contre le mur. Un peu brusquement, mais sans douleur. Kessler était parti dans son élan. Commençant à explorer passionnément l'intérieur de sa bouche si délicieuse de sa langue, se retira pour mordiller cette lèvre, cette même lèvre qu'elle avait par deux fois mordu. C'était maintenant son tour. Lâchant ses lèvres, il promena ses lèvres sur sa joue, sa mâchoire et descendit jusqu'à son cou pour le mordiller. Une main sur sa fine taille, l'autre dans ses cheveux si soyeux.

D'une voix encore plus rauque, il fit honneur de sa voix

-Daenerys..

Entre un échange de baiser langoureux, de mordillage, Kessler continua de parler de sa voix rauque et profonde.

- Je n'ai guère la conscience que ce soit légal. Je me fou des procédures et des lois. Présentement, je vous veux.

Kessler mena ses mains au fessier de Daenerys, la maintenant au niveau de se taille et la déposa à terre, déposant son corps masculin sur son corps si délicat. Le chevalier redressa le haut de son corps pour ne pas l'écraser, pris les poignets de sa belle et le tenant fermement au niveau de sa tête.

-Et je vais vous prendre, là et maintenant. Je vous ferai mienne. Si vous voulez arrêter, il faut me le dire maintenant. Après il sera trop tard.

Avant même d'attendre sa réponse, il se pencha plus sur elle, puis frotta le bout de son nez dans son cou et sa chevelure en l'embrassa quelque fois en chemin.
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Mer 22 Oct - 14:28
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La rencontre d'un homme dépaysé et d'une consœur esseulée.

Ft. Kessler.
 
Ensemble, nous sommes Tout.



Un souffle. Enivré, profond.
Une respiration grave et caverneuse, emplie d'un désir jaillissant, tel un volcan sur le point d'entrer en éruption.

Kessler, cet homme aux yeux de saphir et à l'étincelante aura, était maintenant parti dans un élan d'envie. Je le savais. Je le sentais. Et c'était ce que je voulais. Je voulais voir ce Kessler. Celui dont je hurlerai le nom lorsque je frôlerai les nuages du septième ciel. Celui qui honorera mon corps de sa puissance, de sa fougue, de sa passion. Celui dont les baisers embrumeront mon esprit, et dont les caresses réveilleront mon corps encore endormi.
Ses grandes et puissantes mains se déposèrent sur mon corps avec délicatesse. Comme si la poupée de porcelaine pouvait se briser au moindre geste brusque. Elle ne se brisera pas, cette poupée, enfermée désormais dans un écrin de satin basané.

Le front du beau chevalier s'accolla au mien. Mes yeux se clorent, juste à ce moment, pour ne sentir plus que lui, ses mains sur mes hanches, son front contre le mien... Puis quelques secondes plus tard, nos lèvres se touchant. Le temps semblait s'être arrêté. Un contact électrisant, puissant, qui allait donner lieu à quelque chose de plus intense encore. Ce baiser n'était que les prémices d'un événement qui allait chambouler notre vie. Tant lui que moi.

Le baiser prit fin, doucement. Mes yeux étaient encore fermés, et ce, jusqu'à ce que ses mains viennent encadrer mon visage. Mes turquoises s'ouvrirent, sur un océan profond. Kessler... Il est si beau... Et ce regard... Ce regard qui veut tout dire... Il en a envie, il le veut... Il me veut... Mais moi aussi, je te veux, Kessler. Je veux apposer mes marques. Mes dents. Mes ongles. Mes baisers. Partout. Tu seras à moi. Éternellement. Mon Âme Soeur.

Il rapprocha de nouveau ses lèvres des miennes. Je vint un peu les chercher, à mon tour, l'une de mes mains caressant sa joue alors que nos langues, tentées, vinrent se rencontrer pour la première fois. Le délicieux nectar s'échappant de ses lippes me fit frémir, alors que je caressais son muscle buccal du mien.

Je sentit ses mains redescendre, se coller contre mon bassin. Douce sensation que d'être amenée contre son corps si puissant, être emprisonnée dans cette cage dorée dont je ne voulais plus m'échapper. Un léger soupir de plaisir m'échappa, alors que je ne voulais plus quitter ses lèvres.

Mes deux mains vinrent se poser dans son dos, pendant que ses mains dégustaient ma peau comme un met royal. Elles glissaient sur mes cuisses, de bas en haut, dévoilant par la même occasion mes jambes élancées sous ma robe grisée. A peine dévoilées, à peine capturées. Les mains du bel homme redescendirent sous mes cuisses, pour me soulever. Petit éclat surpris dans mes yeux qui se rouvrirent, avant de se refermer, mes mains agrippant fermement sa chemise. Son veston n'étant plus sur lui, je pouvais déjà sentir la chaleur de sa peau sur ma poitrine, au travers de son haut. Mais je voulais plus. Encore plus. Toujours plus. Je voulais lui enlever tout ce tissu. Je voulais lui enlever toute raison. Je voulais qu'il s'abandonne à moi, qu'il ne soit désormais plus qu'une fusion avec mon corps.

Je me tenais à lui, alors qu'il avançait peu à peu... Pour me recoller encore une fois, dos au mur. Moins tendue que la dernière fois, l'une de mes mains partit se perdre dans sa chevelure, fraîchement lavée, et embaumée du parfum viril qu'il émanait. Cette puissance était l'un des ingrédients de mon ivresse. L'autre... L'autre partie... C'était son corps. L'impatience et l'ardeur formait un mélange capable d'enivrer même le plus endurci.

Pendant que nos langues se liaient, mes jambes entourèrent sa taille, pour le coller encore davantage contre moi. Nous sommes presque fusionnés. Il manque un petit quelque chose, pour que l'union corporelle soit complète. Vous voyez très bien de quoi je parle.

Notre baiser prit fin. Mes yeux se rouvrirent, contemplant une nouvelle fois avec émerveillement et désir ce visage masculin présentement devant moi. Je ne cesserai jamais de le dire... Mais qu'il est beau... Qu'il est beau.. !
Il me prenait à mon propre jeu. Il venait me mordiller la lèvre inférieure. Douce sensation qui m'enivrait encore un peu plus. Il disait que j'usais de charmes... Mais n'est-il pas en train d'user de ma faiblesse ? Quel vil joueur.. Mais qu'est-ce que j'aimais ça.

Une fois avoir suffisamment malmené ma délicate lippe, il la relâcha, avant de laisser les siennes parsemer de baisers ma joue, l'arête de mon visage... Et descendre jusqu'à mon cou. Mes lèvres malmenées laissèrent échapper un doux soupir, fiévreux et envieux, alors que je tendais mon cou pour lui laisser un accès total, complètement à sa merci, sentant une de ses mains caresser mes cheveux.

Une fois proche de mon oreille, sa voix profonde s'y glissa avec aisance, m'offrant des frissons de plaisir.

«Daenerys.. »

Que j'aimais cette voix... Elle avait le pouvoir de me mettre dans tous mes états. Et j'aimais ça.
Après un baiser, et quelques morsures – moment un peu trop court à mon goût – Il reprit, toujours avec ce même timbre qui me rendait folle.

«Je n'ai guère la conscience que ce soit légal. Je me fous des procédures et des lois. Présentement, je vous veux.»

Je n'eus même pas le temps de répondre que l'homme aux saphirs déposa ses mains autour de ma taille, me déposant allongée sur le sol avant de se poser contre moi. Cette position, très évocatrice, me fit monter une teinte rosée aux joues. Signe visible de ma gêne. Mais j'aimais cette position. Me sentir dominée par cet homme bouillonnant me donnait encore plus envie de le faire mien, et d'être sienne.
Et en parlant de domination... Kessler m'avait immobilisée en me maintenant les poignets contre le sol, au niveau de ma tête. Mon Dieu, que j'aimais ça... Le sentir si proche de moi, le laisser me prendre et lui appartenir...  Je n'attendais que ça.
Le bel Apollon joua de sa voix, pour me faire perdre définitivement la raison.

«Et je vais vous prendre, là et maintenant. Je vous ferai mienne. Si vous voulez arrêter, il faut me le dire maintenant. Après il sera trop tard.»

Nous arrêter en si bon chemin.., Non. Jamais. Je ne veux pas. J'ai envie de lui. Qu'il me prenne. Qu'il me fasse crier son nom aux portes du palais des plaisirs. Qu'il me fasse saigner des ses morsures, et frémir de ses baisers. Je le veux.

Entre deux baisers, et deux soupirs provoqués par le frottement du bout de son nez, chaud, sur ma peau quelque peu fraîche, je rouvris mes turquoises, en libérant doucement mes mains de son emprise, sans le brusquer.

«Je ne peux pas vous sentir contre moi si je ne vous enlace pas.. J'ai envie de vous. Je vous veux. Faites-moi vôtre. Prenez-moi. Rendez-moi ivre de vos baisers et de vos caresses. Faites-moi crier votre prénom dans un gémissement ardent. Emmenez-moi au palais des plaisirs dans vos bras. Kessler... Faites-moi l'amour avec toute la fougue et la passion dont vous êtes capable.»

Mes mains désormais libres vinrent glisser entre son torse et ma poitrine, commençant à lui défaire sa chemise. Sa cravate, ne tenant presque plus, s'effondra sur le plancher, et sur une masse rosée. Mes doigts défirent chaque bouton un à un, avec une fiévreuse impatience, alors que mes lèvres revinrent quémander les siennes, avec la douceur naturelle qui était mienne.
Une fois les boutons défaits, je ne lui enlevai pas sa chemise. Oh que non. Cela aurait été trop simple. Je collai mes mains sur son plexus, avant de les faire passer dans son dos du bout des doigts. En posant ces dernières sur ses omoplates, je le collai davantage contre mon corps. Je ne voulais plus que le sentir, lui. Ses muscles contre mon corps, si frêle.

Mais mes pulsions prirent le pas sur ma patience, et mes mains se relevèrent pour lui ôter sa chemise. Je voulais le voir, comme dans mon rêve. Ce bellâtre, nu, tendant vers moi une main, m'invitant aux plaisirs charnels... Je n'attendais que ça.

Mes mains se reposèrent, collant son torse contre ma poitrine opulente, alors que mes jambes se repliaient, pour l'accueillir entre elles. Un souffle de voix s'échappa de mes lèvres, juste assez pour pouvoir lui murmurer, tout doucement, d'une voix empreinte de désir.

«Rendez-moi folle, rendez-moi ivre.. Je vous en supplie, Rendez-moi encore plus dépendante de vous que je ne le suis à l'heure actuelle.»

Je repris ma respiration, lui offrit quelques instants mes lèvres, avant de plonger mon regard dans le sien, sérieux, les pierres précieuses scintillant les unes en présence des autres. Ma voix reprenant du service.

- «Kessler... Je vous aime.»


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/!\ Intervention rp /!\
Vhalan de Calcedoine ▬ 37 ans
Chambellan
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La voix du Chambellan de Calcedoine résonna lourdement entre les murs du poste de garde.

« Je ne crois pas que ce soit le lieu, ni même le moment pour faire de tel chose... » Il fit une courte pause avant de poursuivre d'une voix tout aussi autoritaire. « Je vous rappel que vous êtes ici en invité pour les fiançailles du nouveau couple royale. Je ne crois pas que sa Majesté sera ravi de savoir que l'Ordre empêche nos gardes de remplir convenable leurs fonctions... Ne croyez-vous pas ? »

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Ven 24 Oct - 11:37
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Daenerys était sous lui. Tout aussi fiévreuse que lui. Il la tenait par les poignets. Elle était immobile si ce n'était qu'elle ondulait sous lui le rendant encore plus fou. Ses yeux dans le siens, il attendait qu'elle lui donne son consentement. N'était-ce pas elle qui était venu à lui avec ses sous propos assez clair ? Mais Kessler était rendu dans un état second, incontrôlable. Comment ne le serait il pas ? Il ne pouvait le cacher. Le chevalier aimait les femmes. Ils les trouvaient belles. Et en vrais démones, elles pouvaient faire tomber toutes ses résistances. Pas que cela était arrivé souvent, Kessler se concentrait sur autre chose, mais il y avait des femmes qui attiraient son attention, tout particulièrement cette femme, sa soeur d'arme.

Sa soeur d'arme. Il avait réfléchit sur le sujet. Pas qu'il y pensait sans arrêt, mais tout se passa pendant une fraction de seconde. Il n'avait pas toute sa tête y penser, trop occuper sur les désirs de Daenerys et lui même. Mais il se demandait toute de même ce qui allait se passer par la suite. Était-ce seulement permis de se coupler avec un collègue ? D'avoir des rapports sexuel entre eux ? Pas qu'il tenait tout particulièrement être chevalier. Mais c'était quand même une bonne occasion se refaire un titre tout en protégeant Enkidiev. Que ferait il s'il se fait expulser ? Ou voir même punit ? Il ne pouvait se permettre d'en arriver à être indisposer à prendre soin de sa petite soeur.

Et puis qu'en serait il avec Daenerys ? Tous deux s'étaient croisés au bal et avaient succombé au charme de l'un et l'autre. Un coup de foudre ? Était-ce seulement possible ? Kessler avait entendu parler d'âme soeur. Était-ce ainsi que cela se passait ? Ou était-ce seulement ces deux chevaliers qui avaient les hormones dans le tapis ? Pourrait-on parler d'une grande chimie ? Ça devait être ça. Kessler n'en voyait pas autre raison logique.

Les pensées du chevalier se dissipèrent lorsque cette femme lui répondit.
«Je ne peux pas vous sentir contre moi si je ne vous enlace pas.. J'ai envie de vous. Je vous veux. Faites-moi vôtre. Prenez-moi. Rendez-moi ivre de vos baisers et de vos caresses. Faites-moi crier votre prénom dans un gémissement ardent. Emmenez-moi au palais des plaisirs dans vos bras. Kessler... Faites-moi l'amour avec toute la fougue et la passion dont vous êtes capable.»

Le chevalier eut une onde de chaleur l'envahir. Il ne pouvait espérer mieux. Son consentement. Kessler se laissa emporter par leur désire. Lorsque sa soeur d'arme déboutonna sa chemise et glissa ses mains sur le dos du chevalier, il eut un moment ou il se raidit. Ses cicatrices, son dos en était recouvert. Kessler vivait bien avec ce dos déformer par son passé. Mais comment réagirait elle au contacte de cette peau irrégulière ? Si elle eu la moindre réaction, elle l'avait bien caché, car ils poursuivirent leur élan passionné.

- «Kessler... Je vous aime.»

Lorsque le chevalier entendu ses mots, il figea. Il n'était pas sur qu'il avait bien entendu. Bordel ces femmes ! Elles étaient si aptes à se lancer tête baisser dans leur émotion. Oui Kessler était attiré par une force étrange vers elle. Mais.. l'aimait-il ? Tout s'était passé si rapidement. Devrait il le dire en retour ? Mais était-ce seulement le cas ? Pour le moment il ne voulait que possédé physique cette femme qui le tourmentait. Il bloqua toute pensée en lâchant un grognement viril pour en finir avec son envie incontrôlable. Il la prit donc subitement après s'être revenu de ces mots. Tout ce passa dans un élan de passion, brusque et passionnel. Comme s'ils s'étaient aguicher pendant ses heures et des heures jusqu'à ce que ce soit dangereux et que ce soit leur dernier moment sur terre.

Ils eurent tout juste le temps de se satisfaire l'un l'autre lorsqu'une personne entra dans le poste de soldats. Surpris et coupant tout moment entre eux deux, il réagit rapidement en cachant le corps de sa soeur d'arme de son propre corps.

Furieux il regarda cette personne, mais ravisa toute parole rageuse lorsqu'il sentit que cette personne était une haute placée. Il écouta ce qu'il avait a dire et hocha docilement la tête et lui fit la promesse de sortir rapidement d'ici et de se faire petit en retournant dans la sale de balle. Rapidement, tranquille et sérieux, il aida Daenerys à s'habiller. Il s'habilla lui même et toujours sans mot, il sortit de la cabine pour se diriger rapidement dans le château, ou il ne faisait pas froid. Il entraina sa consoeur en lui tenant fermement la main.

Une fois au château, il s'arrêta et se tourna vers elle en la regardant dans les yeux.

-Tu vas bien ? Je suis désolé. J'aurais du me contrôlé. Ce n'est pas ainsi que cela devait se passer.

Kessler se maudissait. Il était fermer comme une huitre.
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CHEVALIER D'ÉMERAUDE
{ 1ÈRE GÉNÉRATION }
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Ven 24 Oct - 14:58
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Vêtements et armes:




La rencontre d'un homme dépaysé et d'une consœur esseulée.

Ft. Kessler.
 
Les meilleurs moments sont toujours les plus courts.



Nous étions passionnés. Dévoués l'un à l'autre. Et cette passion allié à l'ivresse des instants nous a permis de nous lier dans cet acte passionnel. Nous avions fusionnés, Kessler et moi, au cours de cette union corporelle qui a permis à nos esprits de se lier dans le même temps. Nous formons désormais à nous deux une Harmonie inébranlable. Nous sommes désormais un Tout.

Mais cet instant prit fin.

Mes yeux étaient toujours clos, encore sous l'emprise de l'ardeur du moment précédent. Je n'ai rien senti. Rien vu venir. Une voix puissante retentit dans la bâtisse. Une voix ferme, presque courroucée. Et qui avait raison ; nous étions à l'heure actuelle dans un poste de garde, dont nous avons.. Détourné la fonction première.  Mes yeux se rouvrirent sous la surprise, alors que le corps de Kessler recouvrait le mien. Soit il voulait tout garder pour lui – ce qui me faisait assez plaisir – soit il ne désirait pas offusquer davantage cette voix.

Après avoir fait la promesse de rendre à ce lieu sa fonction originelle, nous nous relevâmes. Ma robe. Mon regard la cherchait. Là. Juste à côté de ma main. Je m'en saisit, avant que la main du beau chevalier n'en fit de même. Attentif, doux, il m'aida à recouvrir mon corps de ce tissu.  Il était tellement prévenant... Il alliait tant de qualités.
Pour le remercier, je l'aidai à son tour. Redonnant à son ensemble un aspect moins froissé..

A peine eus-je le temps de terminer de lui redonner un aspect potable que sa main s'empara de la mienne. Je repris vite les masques que j'avais jeté durant l'acte, avant qu'il ne m'emmène d'un pas rapide vers le château. Ma peau, durant ce voyage, perdit les teintes rosées provoquées durant l'union charnelle, lui redonnant cet aspect pâle et ce toucher froid. Me redonnant cette carnation de porcelaine qui était mienne. Me redonnant en même temps cette harmonie.

Durant notre marche, je demeurai pensive. Je repensai... A ce que je lui avait dit, lorsque ma raison était un tant soit peu présente. Je lui avait dit que je l'aimais. Mais je réfléchissait. Était-ce sous l'ivresse du moment ? S'était-ce développé au premier contact avec lui ? Étions-nous réellement des âmes sœurs ? Ou m'avait-il pris mon premier ébat sans qu'il n'y ait jamais quelque plus entre nous ?
Cette pensée me serra le cœur. Pourquoi ? L'aimai-je vraiment ? Était-je réellement éprise de cet homme puissant, tendre et énigmatique ? Était-je... Réellement dépendante de lui ?

La tête basse, je m'arrêtai lorsque ses pas cessèrent. Je relevai la tête. Nous étions dans la bâtisse royale. Une larme perlait de mon œil gauche. Avais-je tant été affectée par la pensée qu'il puisse me quitter à un moment donné ? Par la pensée qu'il puisse... En aimer une autre ?

Son regard se planta dans le mien, alors que sa voix puissante et caverneuse atteignit mes tympans.

«Tu vas bien ? Je suis désolé. J'aurais du me contrôler. Ce n'est pas ainsi que cela devait se passer.»

Alors ma pensée était vraie.. J'avais raison... Il ne m'aimait pas.. ? Alors... Ce que nous venons de faire... Cet instant magique.. Ce contact que nous avions... Tout s'arrête ici.. ? Non... Non, non, non ! Je refuse de le croire ! Je ne veux pas que tout s'arrête ! Je ne veux pas... Je ne veux pas que ça se finisse ainsi..

Mes yeux perlèrent de larmes. Et c'est ainsi que je fonçai dans ses bras, collée à lui, alors que les perles transparentes cascadaient sur mon visage. Et que ma voix, emplie de sanglots, s'adressait à lui.

«Je ne veux pas que tout s'arrête... Ce que j'ai dit... La dernière chose que j'ai dit... Elle est vraie... Je t'aime vraiment, Kessler.. ! Et je ne veux pas te perdre.. Je ne... Je ne peux pas te perdre.. !»

J'étais en train de devenir faible. Ces sentiments me mettaient dans un état larvaire. J'étais petite. Faible. Vulnérable. Ma carapace d'indifférence avait disparue. L'avais-je oubliée ? Avait-elle une brèche, dans laquelle il s'était engouffré ? Ou l'avait-il détruite, pour devenir mon bouclier, celui qui me protègerait.. ?

Mes larmes continuaient de perler, alors que mes bras enserraient le Chevalier. Ma voix reprit... Un peu plus posée.

«Je sais que le mariage n'est pas autorisé avant que nos premiers écuyers ne soient adoubés... Mais est-ce que nous pourrions... De temps à autre.. nous voir.. Entretenir une relation.. Sans que cela n'engage qui ou quoi que ce soit.. ?»

Mais qu'est-ce que je disais là... Qu'est-ce que je devenais... Une vulgaire sangsue.. ? L'une de celles qui sont cramponnées à leur époux/amant, sur leur talons, dans leur ombre.. ? Est-ce que je suis en train de m'attacher à quelqu'un que je vais croire immortel, jusqu'à ce qu'il meurt et que je sois de nouveau traumatisée.. ?

Les perles ne cascadaient plus sur mes joues. Je me retirait donc légèrement, demeurant toujours face à lui, en essayant de me redonner une contenance. Mes mains fraîches se portaient sur mes joues, avant qu'elles ne retombent à leur place, et que je m'incline légèrement face à lui.

« Je suis sincèrement désolée... Je n'aurais pas dû m'emporter comme je l'ai fait, ni même oser te dire ce genre de chose. J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur... »

Allai-je le perdre ? Allai-je perdre celui qui a fait battre mon cœur et qui s'est lié à moi, en me retirant ma chasteté comme il l'a fait ? Allai-je perdre... Celui que j'aime.. ?


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La rencontre d'un homme dépaysé et d'une consoeur esseulée [Daenerys]

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